# Pourquoi passer par une agence immobilière pour vendre son bien
La vente d’un bien immobilier représente souvent l’une des transactions financières les plus importantes dans une vie. Pourtant, face à la complexité croissante des réglementations et aux exigences d’un marché en constante évolution, nombreux sont les propriétaires qui hésitent entre la vente en direct et le recours à un professionnel. En France, plus de 65% des transactions immobilières s’effectuent par l’intermédiaire d’une agence, un chiffre qui témoigne de la valeur ajoutée apportée par ces experts. Entre la maîtrise des aspects juridiques, l’estimation précise du prix de vente, et la capacité à toucher un large public d’acquéreurs potentiels, les agents immobiliers disposent d’atouts considérables pour optimiser votre transaction. Le marché immobilier actuel, marqué par des taux d’intérêt variables et des délais de vente qui se sont allongés de 30% depuis 2020, nécessite une expertise pointue pour sécuriser et accélérer le processus de vente.
L’expertise juridique et réglementaire des agents immobiliers pour sécuriser la transaction
Le cadre légal encadrant les transactions immobilières s’est considérablement complexifié ces dernières années. La loi Alur de 2014, la loi ELAN de 2018, et les multiples décrets d’application ont créé un environnement réglementaire dense que seul un professionnel formé peut maîtriser parfaitement. Les agents immobiliers sont soumis à une obligation de formation continue de 42 heures tous les trois ans, garantissant leur mise à jour permanente sur les évolutions législatives. Cette expertise juridique constitue un rempart contre les litiges post-vente, qui concernent encore 8% des transactions entre particuliers selon les données de la Chambre des Notaires de Paris.
Au-delà de la simple connaissance théorique, l’agent immobilier titulaire de sa carte professionnelle délivrée par la Chambre de Commerce et d’Industrie engage sa responsabilité professionnelle. Cette carte, renouvelable tous les trois ans, atteste de sa moralité et de ses compétences. Elle s’accompagne obligatoirement d’une garantie financière et d’une assurance responsabilité civile professionnelle, deux protections essentielles pour vous en tant que vendeur. En cas d’erreur ou d’omission dans le processus de vente, vous bénéficiez d’une couverture que ne peut offrir une transaction de particulier à particulier.
La validation du diagnostic de performance énergétique (DPE) et des diagnostics techniques obligatoires
Le diagnostic de performance énergétique est devenu un élément central de toute transaction immobilière depuis sa réforme en juillet 2021. Désormais opposable juridiquement, un DPE erroné peut entraîner l’annulation de la vente ou donner lieu à des réductions de prix substantielles. L’agent immobilier vérifie la cohérence des résultats, s’assure de la certification du diagnostiqueur, et vous alerte sur les implications d’une mauvaise classification énergétique. Pour les logements classés F ou G, il vous informera de l’obligation d’audit énergétique et des restrictions locatives qui entreront progressivement en vigueur jusqu’en 2034.
Les diagnostics techniques obligatoires constituent un dossier complexe comprenant jusqu’à dix documents différents selon les caractéristiques de votre bien : amiante, plomb, termites, état de l’installation électrique et gaz, superficie loi Carrez ou Boutin, état des risques et pollutions (E
pollutions, ERP), bruit, assainissement non collectif, sans oublier l’audit énergétique obligatoire pour certaines passoires thermiques. L’agent immobilier s’assure que chaque diagnostic est à jour, qu’il couvre bien l’usage du bien (habitation, local mixte, etc.) et qu’il est remis à l’acheteur au bon moment pour éviter toute contestation ultérieure.
En pratique, il vous oriente vers des diagnostiqueurs certifiés, compare les devis et planifie les rendez-vous en fonction de votre calendrier. Il vérifie ensuite la cohérence des conclusions : une surface Carrez manifestement erronée, un DPE incohérent ou un diagnostic amiante incomplet peuvent constituer des sources de litiges. En sécurisant cette étape clé, l’agent immobilier réduit considérablement le risque de vice caché ou de recours pour information incomplète, ce qui est particulièrement précieux lorsque l’on vend un bien ancien ou en copropriété.
La conformité au formulaire cerfa et aux obligations de la loi alur
Depuis l’entrée en vigueur de la loi Alur, la vente d’un bien immobilier, notamment en copropriété, nécessite la remise d’un volume important de documents obligatoires. Les formulaires types Cerfa encadrent la rédaction du compromis de vente et des divers actes annexes, avec des mentions obligatoires dont l’omission peut entraîner la nullité de la transaction. Pour un vendeur non averti, ces exigences peuvent rapidement devenir un véritable casse-tête administratif.
L’agent immobilier maîtrise ces formulaires normalisés et s’assure qu’ils sont correctement remplis : identité exacte des parties, désignation précise du bien, conditions suspensives, délais, clauses pénales, mentions relatives au droit de rétractation ou encore à l’origine de propriété. Il veille également au respect des obligations d’information imposées par la loi Alur : règlement de copropriété, procès-verbaux des assemblées générales, carnet d’entretien, montant des charges, état daté, informations sur le fonds de travaux, etc. Vous évitez ainsi les oublis fréquents qui retardent la vente ou ouvrent la porte à des contestations.
Concrètement, l’agent joue le rôle de chef d’orchestre entre vous, le notaire, le syndic et l’acquéreur pour rassembler dans les temps l’ensemble des pièces obligatoires. Cette coordination est d’autant plus importante que les notaires exigent désormais des dossiers complets avant même de fixer un rendez-vous de signature. Sans accompagnement, un simple document manquant peut repousser de plusieurs semaines la finalisation de votre projet immobilier.
La rédaction du compromis de vente et la gestion du délai de rétractation
Le compromis de vente est souvent présenté comme la “vraie” vente sur le plan juridique. Mal rédigé, il peut générer des litiges lourds de conséquences : contestation du prix, désaccord sur les conditions suspensives, mauvaise rédaction de la clause de financement, ou encore oubli de préciser certains éléments essentiels (servitudes, travaux votés, mobilier inclus). C’est pourquoi de plus en plus d’agences immobilières proposent de rédiger elles-mêmes, ou via des modèles validés par leurs services juridiques, un avant-contrat conforme.
L’agent immobilier s’assure que toutes les conditions suspensives nécessaires sont bien prévues : obtention du prêt, absence de servitudes non déclarées, purge du droit de préemption urbain, régularisation d’éventuels travaux non déclarés, etc. Il veille également à l’équilibre des clauses entre vendeur et acquéreur, afin d’éviter des conditions trop favorables à une seule partie qui pourraient être remises en cause. En anticipant les difficultés, il réduit drastiquement le risque de blocage entre le compromis et l’acte authentique.
La gestion du délai de rétractation, fixé à 10 jours pour l’acquéreur particulier, est également encadrée par des règles précises : point de départ, mode de notification, conséquences d’une rétractation. L’agent suit ces étapes à la lettre, en lien avec le notaire, pour que vous sachiez exactement à quel moment la vente devient définitivement sécurisée. Vous êtes ainsi informé du calendrier réel de votre projet (recherche d’un nouveau logement, déménagement, rachat de crédit), sans mauvaise surprise de dernière minute.
La vérification des servitudes d’urbanisme et du plan local d’urbanisme (PLU)
Au-delà du bien lui-même, la valeur de votre patrimoine immobilier dépend aussi fortement de son environnement réglementaire. Servitudes d’urbanisme, droit de passage, alignement futur, zone inondable ou constructibilité limitée : autant de paramètres souvent méconnus des vendeurs, mais que les acquéreurs avertis examinent avec attention. Négliger ces aspects peut entraîner une baisse de prix en cours de négociation, voire un abandon pur et simple de la vente.
L’agent immobilier expérimenté vérifie les principales règles applicables dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU) : zonage (U, AU, N, A), hauteur maximale des constructions, emprise au sol, recul par rapport aux limites séparatives, ou encore contraintes liées aux secteurs patrimoniaux protégés. Il attire votre attention sur les éventuelles limitations d’usage qui pourraient rebuter certains profils d’acquéreurs, par exemple l’impossibilité de surélever un immeuble ou d’agrandir une maison. À l’inverse, il sait mettre en avant les droits à construire encore disponibles, qui constituent un argument de poids pour des acheteurs investisseurs ou des familles en quête d’extension.
En parallèle, l’agent se renseigne sur les servitudes existantes : servitudes de passage, de vue, d’utilité publique, réseaux enterrés, etc. Il s’assure que ces informations sont correctement mentionnées dans le compromis de vente pour éviter toute contestation ultérieure pour vice caché. Vous bénéficiez ainsi d’une transaction transparente et sécurisée, où l’acheteur est pleinement informé des contraintes comme des potentialités de votre bien immobilier. C’est un peu comme vendre une voiture avec un carnet d’entretien complet : la confiance s’installe naturellement, et la négociation s’en trouve facilitée.
L’estimation professionnelle du prix de vente par analyse comparative du marché
Fixer le bon prix de vente est sans doute l’étape la plus stratégique d’un projet immobilier. Un prix trop élevé allonge le délai de vente et finit presque toujours par conduire à des baisses successives, qui donnent une mauvaise image du bien. À l’inverse, un prix trop bas vous fait perdre de l’argent dès le départ, sans possibilité de revenir en arrière une fois le compromis signé. L’estimation professionnelle repose sur une analyse comparative du marché, beaucoup plus fine qu’un simple prix moyen au mètre carré.
L’agent immobilier croise plusieurs sources de données et tient compte d’éléments parfois invisibles pour un particulier : orientation, étage, vis-à-vis, qualité de la copropriété, travaux récents, classement énergétique, potentiel de valorisation. Il adapte également son estimation au contexte du moment : niveau des taux d’intérêt, délais moyens de vente, tension entre l’offre et la demande dans votre segment (studio, T3 familial, maison avec jardin…). Résultat : un prix positionné de manière optimale, pour attirer rapidement des visites qualifiées tout en maximisant votre net vendeur.
La méthode par comparaison avec les transactions récentes dans le secteur géographique
La première brique de l’estimation professionnelle consiste à comparer votre bien aux transactions réellement conclues dans votre secteur. L’agent ne se contente pas des prix affichés dans les annonces, souvent supérieurs de 5 à 10% aux prix signés chez le notaire. Il s’appuie sur des ventes abouties, dans un périmètre géographique restreint : même quartier, voire mêmes rues, typologie similaire, surface proche, état comparable.
Cette méthode par comparaison, utilisée aussi par les banques et les notaires, permet de définir une fourchette de valeur réaliste. L’agent affine ensuite en fonction des caractéristiques propres à votre bien : vue dégagée ou non, présence d’un extérieur, luminosité, étage avec ou sans ascenseur, stationnement, cave, niveau de prestations. Deux appartements de 60 m² dans la même rue peuvent ainsi présenter une différence de prix de 15 à 20% selon ces critères. Seule une connaissance fine du terrain permet de ne pas tomber dans le piège du “prix moyen” trop approximatif.
En discutant avec l’agent, vous bénéficiez aussi de son retour d’expérience sur les biens qu’il a récemment vendus à proximité. Combien de visites ont été nécessaires ? À quel niveau les négociations se sont-elles terminées ? Quels sont les profils de clients les plus intéressés par ce type de bien ? Ces éléments concrets vous aident à comprendre la logique du prix proposé et à aborder la mise en vente avec une stratégie claire.
L’utilisation des bases de données DVF (demande de valeurs foncières) et des notaires de france
Depuis quelques années, les bases de données officielles comme DVF (Demande de Valeurs Foncières) et les statistiques des Notaires de France sont devenues des outils incontournables pour une estimation sérieuse. Elles recensent l’ensemble des transactions réalisées et publiées par l’administration fiscale, avec le prix réel au mètre carré, la date de vente, la nature du bien et sa localisation précise. Utilisées correctement, ces données constituent un véritable “thermomètre” du marché.
L’agent immobilier sait interpréter ces informations, en les actualisant et en les corrigeant lorsque c’est nécessaire. Une vente très basse peut par exemple correspondre à une succession, une vente entre membres d’une même famille ou un bien très dégradé. À l’inverse, une transaction très élevée peut concerner un bien exceptionnel difficilement comparable. En croisant DVF, les données notariales et sa propre expérience terrain, l’agent parvient à dégager un prix de marché crédible, qui résiste à l’analyse d’un acquéreur lui-même bien informé.
Pour vous, vendeur, c’est un gage de sérieux et de transparence : vous pouvez visualiser les ventes réalisées dans votre environnement proche, comprendre les écarts de prix, et choisir en toute connaissance de cause la stratégie de mise en vente. Voulez-vous tester le haut de la fourchette, quitte à prendre un peu plus de temps, ou privilégier une vente rapide grâce à un prix attractif mais réaliste ? Là encore, l’accompagnement de l’agent vous évite de baser votre décision sur de simples ressentis ou sur le prix espéré pour financer votre prochain projet.
L’ajustement selon l’indice des prix des logements anciens de l’INSEE
Le marché immobilier évolue en permanence, parfois à la hausse, parfois à la baisse, avec des variations plus ou moins rapides selon les régions. Pour tenir compte de ces mouvements, l’agent immobilier intègre à son analyse l’indice des prix des logements anciens publié régulièrement par l’INSEE. Cet indice permet d’actualiser les prix passés à la réalité du marché présent, en particulier lorsque les dernières ventes comparables dans votre immeuble ou votre rue datent de plusieurs trimestres.
Concrètement, si un appartement similaire au vôtre s’est vendu 350 000 € il y a deux ans et que l’indice INSEE du secteur a baissé de 5% sur la même période, il serait illusoire de le proposer aujourd’hui au même prix. À l’inverse, dans une zone en forte tension où les prix ont progressé de 8% en un an, une vente ancienne sous-évaluée doit être réajustée à la hausse. Cette approche dynamique permet d’éviter un décalage entre votre prix de vente et la capacité réelle des acheteurs à un instant T, notamment en fonction des taux de crédit.
En intégrant ces évolutions macroéconomiques, l’agent vous aide à vous positionner au plus juste, comme on le ferait pour une action en Bourse en tenant compte des tendances du marché. Vous ne vendez pas dans le vide, mais dans un environnement précis, avec ses cycles, ses accélérations et ses ralentissements. Cette vision globale est indispensable pour ne pas se laisser guider uniquement par la valeur affective que vous accordez à votre bien.
La prise en compte du coefficient de vétusté et des travaux de rénovation énergétique
Deux biens de même surface dans le même immeuble peuvent afficher des prix très différents si l’un a été entièrement rénové et l’autre laissé dans son jus depuis vingt ans. L’estimation professionnelle tient donc compte d’un coefficient de vétusté, qui reflète l’état général du bien : qualité des matériaux, modernité des équipements, conformité électrique, menuiseries, isolation, état des parties communes. À l’heure où les acheteurs intègrent de plus en plus le coût futur des travaux dans leur calcul, cet aspect devient déterminant.
L’agent immobilier évalue la valeur ajoutée de vos travaux récents (cuisine équipée, salle de bains, double vitrage, chaudière performante, isolation des combles, etc.) et l’impact d’un mauvais classement énergétique. Un DPE en D ou C peut justifier un prix supérieur à un bien similaire classé F ou G, car l’acquéreur sait qu’il aura moins de travaux à réaliser. À l’inverse, pour une passoire thermique, l’agent anticipe la décote probable et vous conseille éventuellement de réaliser certains travaux avant la mise en vente pour optimiser le rapport coût/bénéfice.
Cette analyse fine permet aussi de construire un argumentaire solide lors des visites : au lieu de subir les remarques des acheteurs sur les défauts du bien, vous êtes en mesure d’expliquer de manière transparente comment le prix tient compte des travaux à prévoir. C’est un peu comme vendre un bien avec un “plan de route” des améliorations possibles, chiffres à l’appui, plutôt que de laisser l’acheteur imaginer des montants de travaux parfois largement surestimés.
Le réseau de diffusion multi-supports et la stratégie de marketing immobilier
Une fois le prix de vente fixé, encore faut-il trouver les bons acquéreurs, au bon moment et sur les bons canaux. Dans un marché où plus de 90% des recherches commencent sur Internet, la visibilité de votre annonce est cruciale. Passer par une agence immobilière, c’est bénéficier d’un véritable plan de marketing immobilier, bien plus structuré qu’une simple publication ponctuelle sur un site d’annonces entre particuliers.
L’objectif est double : maximiser le nombre de contacts qualifiés dès les premières semaines de mise en ligne et donner une image professionnelle et rassurante de votre bien. Photos de qualité, texte optimisé, diffusion multicanale, relances ciblées auprès du fichier d’acquéreurs : toutes ces actions coordonnées créent un effet de “lancement” qui augmente vos chances de vendre rapidement, souvent au meilleur prix. À l’inverse, un bien mal présenté ou trop peu visible risque de “stagner” et d’attirer surtout les chasseurs de bonnes affaires.
La publication sur les portails leaders SeLoger, LeBonCoin et Logic-Immo
Les portails d’annonces immobilières comme SeLoger, LeBonCoin ou Logic-Immo concentrent aujourd’hui l’essentiel du trafic des acheteurs. Cependant, toutes les annonces n’y bénéficient pas de la même visibilité : les professionnels peuvent accéder à des options payantes (remontées régulières, mise en avant, pack photos illimitées) qui augmentent significativement l’exposition de votre bien. En tant que particulier, vos possibilités sont plus limitées et souvent plus coûteuses à l’unité.
Une agence immobilière dispose de comptes professionnels sur ces plateformes, avec des volumes de diffusion importants qui lui permettent de négocier des tarifs et des services privilégiés. Votre bien est ainsi immédiatement visible dans les premiers résultats de recherche, avec un nombre de photos suffisant, parfois une vidéo ou une visite virtuelle. L’agent peut adapter le titre, la description et les critères affichés pour optimiser le référencement interne sur chaque portail, comme on le ferait en SEO pour un site Internet.
Cette diffusion large sur les portails leaders est complétée par des supports complémentaires : site web de l’agence, réseaux sociaux, vitrine physique, mailing à la base d’acquéreurs. Vous touchez ainsi non seulement les acheteurs “actifs”, qui passent des heures à comparer les annonces, mais aussi les acheteurs “opportunistes” qui se laissent séduire par un bien mis en avant dans leur fil d’actualités ou en vitrine de quartier.
L’optimisation des annonces avec le home staging virtuel et la visite 3D matterport
Dans un univers numérique surchargé d’annonces, la qualité visuelle fait la différence. Les agences les plus innovantes utilisent aujourd’hui des outils de home staging virtuel et de visite 3D (comme les technologies Matterport) pour mettre en scène votre bien de manière attractive. Concrètement, il s’agit de simuler un aménagement moderne, épuré et lumineux, à partir de photos existantes ou de plans, afin d’aider l’acheteur à se projeter, même lorsque le logement est vide ou très personnalisé.
La visite 3D permet quant à elle de se déplacer virtuellement dans le bien comme si l’on y était, pièce par pièce, avec une vision à 360°. C’est un atout majeur pour filtrer les contacts : les acheteurs qui demandent ensuite une visite physique ont souvent déjà validé l’agencement et les volumes, ce qui augmente la qualité des rendez-vous. Selon plusieurs études, les biens bénéficiant de ce type de mise en valeur se vendent plus rapidement et avec une négociation moins importante, car l’effet “coup de cœur” se déclenche plus facilement.
Pour vous, vendeur, ces prestations sont généralement incluses dans le mandat, en particulier lorsqu’il s’agit d’un mandat exclusif. Vous n’avez pas à avancer de frais pour le photographe, le vidéaste ou le spécialiste 3D : c’est l’agence qui investit sur votre bien, convaincue qu’une présentation haut de gamme augmentera vos chances de succès. C’est un peu l’équivalent d’une campagne publicitaire professionnelle pour un produit : on ne se contente pas d’une simple affiche, on travaille l’image sous tous les angles.
Le référencement dans les réseaux d’agences franchisées comme century 21 ou orpi
Au-delà des portails grand public, les grands réseaux d’agences franchisées (Century 21, Orpi, Laforêt, ERA, etc.) disposent de leurs propres plateformes de diffusion et de fichiers partagés. En confiant votre bien à l’une de ces agences, vous bénéficiez potentiellement de la force d’un réseau national ou régional : votre annonce peut être visible dans d’autres villes, auprès d’acheteurs en recherche sur votre secteur depuis l’extérieur.
Ces réseaux fonctionnent souvent avec des outils collaboratifs qui permettent à plusieurs agences de proposer votre bien à leurs clients, tout en vous garantissant un interlocuteur unique. C’est particulièrement intéressant dans les zones très recherchées ou pour les biens de niche (investissement locatif, résidence secondaire, logements de standing). Plus le nombre de professionnels informés de la mise en vente est important, plus vous augmentez vos chances de trouver rapidement “le” bon acquéreur, avec un financement solide.
En pratique, ce référencement multi-agences reste maîtrisé : il ne s’agit pas de voir votre bien dupliqué partout à des prix différents, mais au contraire de centraliser la commercialisation sous un mandat bien cadré. L’agent pilote la stratégie globale, fixe le discours commun et coordonne les retours du marché pour ajuster si nécessaire le prix ou la présentation. Vous profitez du meilleur des deux mondes : la puissance d’un réseau et la proximité d’un conseiller dédié.
La qualification et la sélection des acquéreurs potentiels par pré-analyse financière
Un autre avantage décisif de passer par une agence immobilière pour vendre son bien réside dans la qualification des acquéreurs. Rien n’est plus frustrant que de multiplier les visites pour découvrir, au dernier moment, qu’un candidat ne dispose pas de la capacité de financement nécessaire. Dans le contexte actuel de durcissement des conditions de crédit, cette étape de filtrage est devenue indispensable pour éviter les ventes qui capotent à quelques semaines de la signature.
L’agent immobilier prend le temps d’échanger avec chaque acquéreur potentiel avant de programmer une visite. Il vérifie la cohérence entre le budget annoncé, l’apport personnel, les revenus et les prix du marché. Dans de nombreux cas, il demande une attestation de financement ou un accord de principe de la banque ou du courtier, surtout lorsque le bien suscite beaucoup de demandes. Vous limitez ainsi les “visites touristiques” et concentrez votre énergie sur des profils réellement en mesure d’acheter.
Au-delà de la solvabilité, l’agent analyse également le projet de vie de chaque candidat : achat en résidence principale, investissement locatif, revente d’un autre bien en parallèle, délai souhaité pour emménager. Cette compréhension fine permet de sélectionner les dossiers les plus compatibles avec vos propres contraintes (délai de déménagement, recherche d’un autre logement, impératifs professionnels). Entre deux offres proches en prix, cette dimension qualitative peut faire la différence.
La négociation professionnelle du prix et la gestion des contre-propositions
La phase de négociation est souvent la plus délicate émotionnellement pour un vendeur. Vous avez un attachement fort à votre bien, qui ne se résume pas à un nombre sur un contrat. Face à des offres jugées “basses” ou à des remarques critiques, la tentation est grande de se braquer ou, au contraire, de céder trop vite par peur de “rater le coche”. L’agent immobilier joue ici un rôle d’intermédiaire neutre, capable de prendre du recul et de transformer une offre brute en véritable opportunité.
Grâce à sa connaissance des prix de vente réels et des marges de négociation constatées sur des biens comparables, il vous aide à interpréter chaque proposition : est-elle sérieuse, stratégique, simplement opportuniste ? Il vous conseille sur la réponse à apporter : refus, contre-offre argumentée, acceptation conditionnelle à un délai ou à une clause particulière. Plutôt que d’entrer dans un bras de fer direct avec l’acheteur, vous bénéficiez d’un “tampon” professionnel qui désamorce les tensions et recentre les échanges sur les faits.
En pratique, l’agent gère aussi la simultanéité de plusieurs offres, situation fréquente sur les biens bien positionnés. Comment choisir entre une offre légèrement plus élevée mais avec un financement incertain, et une offre un peu en dessous mais portée par un acquéreur déjà financé ? Là encore, son expérience vous permet de prendre une décision éclairée, en intégrant tous les paramètres : prix, délai, sécurité, conditions suspensives. Vous maximisez ainsi votre net vendeur tout en réduisant le risque d’une vente avortée.
L’accompagnement administratif jusqu’à la signature de l’acte authentique chez le notaire
Une fois l’offre acceptée et le compromis signé, beaucoup de vendeurs pensent que l’essentiel est fait. En réalité, une part importante du travail commence alors : collecte des pièces manquantes, échanges avec le notaire, réponses aux questions de l’acquéreur, suivi de l’obtention du prêt, purge des droits de préemption, organisation de l’état des lieux, relevés des compteurs, etc. Sans accompagnement, cette phase peut rapidement devenir source de stress et de retards.
L’agent immobilier coordonne l’ensemble de ces démarches administratives, en lien direct avec le notaire et, le cas échéant, le syndic de copropriété ou les services d’urbanisme. Il veille au respect des délais contractuels, relance les interlocuteurs lorsque c’est nécessaire et vous tient informé de l’avancement du dossier. Vous savez ainsi à tout moment où en est votre vente, sans avoir à passer des dizaines de coups de fil ou à décrypter seul un jargon juridique parfois intimidant.
Au moment de la signature de l’acte authentique, l’agent peut également être présent pour vous accompagner, répondre aux dernières questions et s’assurer que tout se déroule conformément à ce qui a été convenu. Il anticipe les points de vigilance (répartition des charges, régularisation de travaux, mobilier laissé sur place) et s’assure que les engagements de chaque partie sont bien respectés. En quelque sorte, il reste à vos côtés jusqu’au bout, comme un “chef de projet” dédié à votre transaction immobilière.
En choisissant de passer par une agence immobilière pour vendre votre bien, vous ne payez donc pas seulement une diffusion d’annonce ou quelques visites. Vous vous offrez un accompagnement global, de la première estimation à la remise des clés, qui sécurise chaque étape du parcours et augmente vos chances de réussir votre vente dans les meilleures conditions de prix, de délai et de sérénité.
